L'histoire méconnue de l'Observatoire de Saint-Maur

Mis à jour : il y a 2 jours


Edifié sous l’impulsion de E.Mascart sur une parcelle acquise par l'Etat en 1879 pour le compte du Bureau central météorologique (ancêtre de Météo France), dont il avait la direction, l’Observatoire météorologique du parc Saint-Maur, ancien Laboratoire de recherches météorologiques, initialement installé à Choisy-le-Roi, est l’un des plus vieux site dédié à cette activité en France, et ce, depuis 1872. Bien que son emplacement et ses activités aient évolué, ce dernier, d'abord rattaché à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, constitue un témoignage exceptionnel de l’émergence de la météorologie en tant que discipline scientifique et rigoureuse et dont l’utilité n’a cessé de croître au fil des années, au point de devenir indispensable à des secteurs entiers d’activités (transports, tourisme, assurance…). En outre, l’installation, en 1883, du premier observatoire magnétique permanent de France, à l'occasion des expéditions polaires internationales, confirme l'importance de ce site et la richesse des recherches qui y ont été réalisées au cours de ces (presque) 150 ans d'existence. Un intérêt qui demeura bien après que le pavillon dû être déménagé, du fait de l’urbanisation croissante, au Val-Joyeux (1920) puis à Chambon-La-Forêt (1950) où il se trouve encore aujourd’hui...


En 1924, l'Observatoire, qui dépendait du Service Météorologique, fut rattaché à l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), créé quelques années auparavant et devenu un fleuron de la recherche en géosciences. Par ailleurs, l'IPGP accueillit sur ce site deux autres laboratoires : le laboratoire de physique des plasmas (LPP) et le laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS) du CNRS. Ainsi, l’Observatoire de Saint-Maur-des-Fossés a acquis au fil des ans et sous l’impulsion de ses directeurs successifs, une très forte visibilité, qui s’est progressivement étendue des sciences de l'atmosphère et du climat, en particulier avec le Groupe de Recherche Ionosphérique (GRI) – devenu LPC2E – formé au début des années 1960 et qui développa le premier satellite français - FR1, jusqu’à l’exploration géophysique de Mars, en partie rendu possible grâce aux caves sismiques présentes sur le site et dans lesquelles les conditions de pression sont comparables à celles de la planète rouge, permettant ainsi de tester le sismomètre SEIS en vue de la mission martienne InSight (Nasa). Mais depuis 2010, le devenir de l’Observatoire est en suspens suite au déménagement des activité de l’IPGP vers le Campus Spatial Paris Diderot. C'est pourquoi, au travers du projet que vous trouverez ci-dessous, nous souhaitons initier une démarche de réhabilitation afin de sauvegarder ce patrimoine de la recherche scientifique et ainsi offrir un avenir à ce site naturel chargé d'histoire.


Projet Alternatif Observatoire de Saint-
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